Brève histoire d’un lieu : La C.A.F.é.S

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Photo de la C.A.F.é.S au 28 rue des saint-pères (© Laure de Bokay)

Un jour, je me suis arrêtée. Je buvais un thé à la C.A.F.é.S et, pour une fois, j’ai pris le temps de regarder l’espace qui m’entourais. Nouvelle étudiante à Sciences Po, j’avais de suite aimé l’atmosphère conviviale de ce lieu quand on m’y avait emmenée en début d’année : sur un fond de musique, c’était des sourires qui dansaient et l’odeur d’un bon café qui s’évaporait dans l’air. Mais ce jour-là, j’ai eu envie de comprendre ce lieu, son histoire, son organisation, ce qui faisait que je m’y sentais bien. J’y observais les étudiants qui entraient et sortaient en cadence, et écrivais les quelques questions qui me venaient par la tête.

Ce petit article est le fruit de mon étonnement et de ma curiosité, que les étudiants engagés dans la C.A.F.é.S ont accepté de nourrir de façon collaborative et autogérée. Raconter l’histoire et l’organisation de la C.A.F.é.S est une invitation… à (re)découvrir un lieu qu’on connait, à mesurer l’ambition d’un projet étudiant vertueux.

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La finance responsable pour changer le monde

La finance, un grand mot, synonyme d’El Dorado pour les uns, et de monstre à abattre pour d’autres. Il est vrai que depuis la crise de 2008, ce secteur de l’économie est devenu un véritable épouvantail pour tous les étudiants qui revendiquent des convictions sociales et écologiques fortes. Comment ne pas les comprendre après tout ? Depuis les années 1980, les dérégulations et déréglementations dans ce domaine ont mené le monde vers une succession de crises financières que les populations ont du payer au prix fort. Elle a été un des principaux vecteurs de l’accroissement des inégalités sociales dans le monde. De plus, on ne peut nier le lien étroit qui lie les grandes banques aux entreprises des industries les plus polluantes. Bref, la finance, c’est le mal incarné, on le sait depuis des années maintenant.

Pourtant, depuis quelques années, on ne cesse d’entendre parler d’un nouveau concept, un oxymore pour certains : « la finance responsable ». Les plus sceptiques diront que c’est un simple changement de stratégie marketing des banques et des multinationales pour redorer leur image. Les plus optimistes quant à eux y verront une véritable opportunité de changer le monde. Mais au fond, qu’est-ce donc que la finance responsable ? Lire la suite

Le zéro déchet : l’avenir de la consommation responsable ?

Pour conclure en beauté cette semaine sur la consommation responsable, j’ai choisi de m’intéresser à un problème qui selon moi englobe cette problématique : la gestion des déchets. Peu sont ceux à être suffisamment naïfs ou ignares pour fermer les yeux sur la quantité de déchets que nous jetons chaque année. Peu sont ceux qui en connaissent les chiffres cependant. En France, on estime cette quantité à  354 kilogrammes par personne hors déchets verts dans la consommation des ménages. Si l’on comptabilise les déchets agricoles et industriels, on atteint selon le Cniid (le Centre National d’Informations Indépendantes sur les Déchets) 13,8 tonnes de déchets par français. De quoi en décourager certains. Je préfère voir le problème sous un œil optimiste – c’est-à-dire justement ne pas voir le problème, mais l’opportunité. Une consommation responsable passe pour moi par une gestion des déchets responsable, tout simplement car cela nous pousse à repenser notre consommation pour l’adapter. C’est une révision de toute la chaîne de valeur. C’est pour cela que j’ai décidé de me pencher sur des initiatives innovantes qui nous aident à rester optimistes.

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Mais qui sont les Consommacteurs ?

Nous sommes en plein mois de janvier, au supermarché, et les aubergines bio-venues-du-bout-du-monde-et-suremballées vous font de l’œil. Pourtant, vous ne les achetez pas : pas de saison, cher, pas français… Autant de valeurs cachées derrière l’acte de l’achat qui font peut-être de vous un-e consomm’acteurtrice.

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La Consommation Responsable – Freins et Opportunités (2) : Quelles pistes dans l’ESS ? Too Good to Go nous répond

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Comment encourager la consommation responsable ?

Suite d’une série sur la Consommation Responsable abordée par le marketing et la sociologie et les sciences du comportement (Partie 1)

On se situe ici dans une approche de la consommation responsable plus commerciale que militante. De quelle manière le pouvoir d’achat du consommateur peut-il être dirigé de manière à soutenir des initiatives commerciales faisant la promotion d’une autre manière de consommer ? Il y a un rôle à jouer pour tous ceux que l’Economie Sociale et Solidaire intéresse. Dans  cette nébuleuse, les acteurs cherchent à la fois à trouver solution à un problème socio-environnemental, tout en réalisant un bénéfice. Le profit est un objectif, mais pas le seul objectif, car le projet a aussi une finalité non-lucrative d’amélioration de la vie en communauté.

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La Consommation Responsable – Freins et Opportunités (1) : Qu’est-ce qui nous empêche d’être « responsable » ?

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La Consommation Responsable ouvre des perspectives pour la recherche en business et marketing. Les sciences du comportement et les sciences sociales permettent de décoder les actions du consommateur une fois dans les rayons. L’enjeu est important pour les entreprises détenant les marques, mais aussi pour les distributeurs. En effet, les consommateurs sont plus ou moins disposés à avoir un comportement d’achat « responsable », notamment dans les « temples » de la société de consommation que sont les hypermarchés.  De nombreux facteurs leurs fournissent des justifications pour ne pas acheter tel produit « bio » ou issu du « commerce équitable ». Cela peut être dommageable pour le développement durable, ça l’est forcément pour la profitabilité d’un commerce.

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Rob Greenfield: from drunk dude to dude making a difference

          Le Noise a eu la chance de rencontrer cette année un personnage atypique, activiste contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de nourriture, j’ai nommé Rob Greenfield. Cet Américain de trente et un ans a eu une révélation sur les modes de consommation de son pays après ses études. Depuis, il passe sa vie à voyager, à diffuser son message écologique et son mode de vie à travers des pratiques que l’on pourrait considérer assez excentriques.

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