L’initiative Noisy du mois #1

Cher lecteur Noisy, 2017 commence à peine ! Que tu sois un fou d’ESS, un passionné de DD, ou un sympathique loustic tombé sur cet article par hasard, nous allons essayer de t’apporter moultes innovations cette année pour satisfaire ton insatiable appétit.
Parmi ces nouveautés, “l’initiative Noisy du mois” qui te fera découvrir le fine fleur de l’innovation sociale et environnementale. Et quoi de mieux pour inaugurer cette rubrique que de te présenter la start-up les 3 chouettes ?


Les 3 chouettes qu’est-ce donc que cela ?

Pour répondre à cela, cher lecteur, laisse moi te présenter le contexte dans lequel j’ai découvert cette entreprise. Nous étions en Octobre, il faisait encore relativement chaud. Le NOISE (tu sais ces ahuris qui t’ont poursuivi pendant 2 jours à travers toute la Scep pour te racketter 10 euros et le donner à un quelconque entrepreneur Péruvien, Vietnamien ou originaire d’un autre pays en -ien) organisait le programme EKKO au cours duquel il donnait aux étudiants l’opportunité de réaliser des missions pour des start-ups Noisy.
Soudain, 2 drôles de dames (Delphine et Elodie) font irruption dans la salle jusqu’ici calme et, avec un entrain peu commun nous font découvrir leur start-up récemment créée.

d-et-e-3-chouettes

(daaaaaamn, rien qu’a voir leur tête sur cette photo, tu t’imagines les personnages!). “NOUS, LES 3 CHOUETTES, VOLONS AU SECOURS DE VOS ASSIETTES !”, “LES 3 CHOUETTES DU PEP’S DANS VOTRE ASSIETTE !” et tant d’autres slogans tapageurs promettant successivement une révolution pour mon palais et le paradis pour mes papilles grâce à une chose étrange appelée Pickles. Je me tourne à droite, à gauche, me demandant si je suis le seul mec pas très futé à ne pas connaître ce terme sorti de nul part et je rencontre d’autres regards interrogateurs. Mais heureusement, dans un nouvel élan lyrique comme elle seule sait les faire, Delphine me sort de mon inculture ! Les Pickles sont de petits morceaux de légume aigre-doux. Inventés en Mésopotamie, il a 5000 ans, pour conserver la nourriture dans du vinaigre ou de l’eau salée. En 2000 avant JC, les concombres originaires de l’Inde étaient “picklés” dans la vallée du Tigre. Plus tard, Cléopâtre révélait le secret de sa beauté légendaire : un régime alimentaire à base de pickles pendant que son amant Jules César ravitaillait ses troupes avec des cornichons, qui leur donnait de la force et de l’endurance, pensait-il. Tu l’auras compris, il y a toute une histoire du Pickle et la théorie de l’évolution du Pickle nous a mené, en 2017, au nec plus ultra du petit légume aigre-doux: le Pickle les 3 chouettes, bientôt, dans ton assiette !!! N’en déplaise à ceux pour qui ils sont une religion, adieu les cornichons mollassons et le foie gras raplapla, bonjour les Pickles très tchatcheurs.

pickles-3-chouettes

L’esprit les 3 chouettes, ça consiste en quoi ?

3 commandements :

  1. Le plaisir (oui mais sain) à table !
  2. Une belle agriculture pour une belle alimentation
  3. La vie chouette

Bref, toute une philosophie. Mais ici, l’on est pas dans le monde des Idées (Platon RPZ) !
Concrètement ça donne quoi ?
Le plaisir à table, tu le devines aisément, ça fait référence à un produit quali. Et encore, c’est un euphémisme ! Ces petits morceaux de légumes aigre-doux élaborés avec amour par nos 2 drôles de dames, tu peux quand même les retrouver dans les assiettes du Fouquet’s !
La belle agriculture fait référence à la dimension écologique et solidaire du projet. Alors que ton bon vieux copain le cornichon, condiment pourtant typiquement français a déserté notre terroir depuis le début des années 2000 (aujourd’hui, les cornichons extra fins viennent à 80% d’Inde où la main d’oeuvre est bien meilleur marché), les Pickles de Delphine et Elodie sont réalisés avec des légumes cultivés par 2 producteurs en bio installés à moins de 250 km de Paris.

agriculteur-3-chouettes

Enfin la vie chouette car, une fois que tu auras essayé ces petits morceaux de paradis en bocal, ce sera le seul mot qui te viendra à l’esprit pour décrire ta vie ! Et nous allons te le prouver…

 

Les élèves de l’ESCP Europe ont testé les Pickles…

mathis-3-chouettes

Mathis, président du BDS, capitaine de l’équipe de foot témoigne : “L’autre jour, j’ai mangé des Pickles avant un match. Moi qui suis d’habitude si mauvais, c’était comme si plus rien ne pouvait m’arrêter. J’ai marqué trois buts dont une panenka ! C’est sans doute parce qu’il donnait ça à ses soldats que César arrivait à mettre de telles branlées aux Gaulois…” conclut-il l’air pensif avant de me demander si c’est considéré comme un produit dopant. Que nenni cher Mathis, du 100 % naturel !

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De son côté, Julie, l’atout charme de la Comu affirme: “Depuis que je mange des Pickles tous les jours, mon grain de peau est une petite merveille. J’ai arrêté tous les produits de beauté et l’intégralité des mecs de l’ESCP me courent après!”
Au tour de Clément, le Mr Muscle du XV de la scep enfonce le clou : “malgré mes airs solides, je suis d’un naturel assez fragile, je me blesse tout le temps ! A un tel point que les gars de l’équipe m’avaient surnommé le rugbyman le plus blessé de l’histoire de l’ESCP… mais depuis que je me suis mis aux Pickles, j’ai une santé de fer! Fini les jeudi aprèm à chauffer le banc de touche pendant que mes camarades à la constitution plus solide courent sur le terrain!”.

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Enfin, nous recueillons les propos d’Adèle Stern, notre ex-athlète olympique, star du pentathlon. Alors qu’elle vient de finir son deuxième marathon de la journée (au plus grand des calmes) elle brandit fièrement un bocal de Pickles et déclare avec conviction : “le secret de ma réussite, c’est ça !”

 

 

 
Interview exclusive : Comment nos 2 chouettes ont décidé de révolutionner les Pickles

 
Que faisiez-vous avant les 3 chouettes ?

Delphine : j’ai travaillé 6 ans chez Procter&Gamble et j’avais toujours ce rêve de créer mon entreprise.
Elodie : journaliste télé freelance puis chef de projet communication à la Ville de Paris. Je n’ai pas hésité une seconde quand Delphine m’a proposé l’aventure Les 3 Chouettes.

 

Pourquoi avez-vous décidé de changer de métier ? Quelle a été l’impulsion qui vous a poussée à monter votre entreprise ?

L’envie de faire bouger les lignes, de changer les choses dans l’univers de l’agro-alimentaire en l’occurrence. Manger a un sens. Et aujourd’hui, les consommateurs ont besoin de se reconnecter à leur assiette avec des produits bio dont ils connaissent l’origine. Par ailleurs, l’offre de condiments proposée en France est assez monotone. Nous voulions apporter un peu de couleur au rayon cornichons, ce légume typiquement français qui vient pourtant aujourd’hui en majeure partie d’Inde où il est cultivé dans des conditions assez calamiteuses !
L’impulsion a été donnée par l’acceptation de notre dossier pour rejoindre la Blue Factory (incubateur de l’ESCP) ! Cela a été le véritable point de départ de l’aventure.

 

Pourquoi privilégier une démarche sociale et environnementale ?

Nous n’aurions pas entrepris sans cette démarche. Quel est l’intérêt de créer un produit que d’autres marques font déjà sans cet aspect là, qui pour nous est notre ADN ? Aller voir les agriculteurs qui travaillent nos légumes, discuter de leur métier, comprendre leurs contraintes, acheter leur production à un prix juste…
Au delà de l’impact positif sur l’environnement et la société, le sens que nous mettons dans notre démarche nous guide au quotidien, c’est un véritable moteur. Cela nous aide aussi à prendre des décisions : « Est ce que cette opportunité est en ligne avec nos valeurs ? » « Non », on n’y va pas, « oui », on fonce !

 

Comment vous est venu le nom “les 3 chouettes” ?

Nous avions l’habitude de ponctuer nos phrases de « Chouette » par-ci, « c’est chouette » par-là…
Nous aimions la symbolique de cet animal qui voit dans l’obscurité. Et puis nous avons 3 engagements :

  1. apporter du pep’s à tous les moments qui se mangent,
  2. encourager une belle agriculture pour une belle alimentation
  3. et être les messagères d’une vie chouette, pleine de bonnes ondes, à une époque qui en manque parfois un peu non ?

Vous avez dit l’autre jour que vous faisiez travailler des personnes en réinsertion. Est-ce que tu peux m’expliquer plus en détail ?

Nous travaillons avec un atelier, ANDES, qui est un chantier d’Insertion. Basé sur le MIN de Rungis, son objectif est de remobiliser, de redynamiser des personnes éloignées de l’emploi par une mise en situation de travail. Avec nous, ces personnes transforment des légumes en pickles, encadrées par une équipe à la fois très compétente et super bienveillante.

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