La bourse aux vélos, pourquoi s’y précipiter ?

27 septembre 2016, mes jambes m’élancent, mes courbatures me torturent, les séquelles de l’entraînement de basket d’hier, ravivées par mon heure de marche quotidienne pour aller à la scep me rappellent qu’après 2 ans de prépa, 2 heures de sport équivalent à une bonne PLS le lendemain.
Ah les jambes, le moyen de transport du pauvre, le seul qu’il te reste quand tu n’as pas un rond, quand vélib est trop loin pour t’aider, quand le tracé du métro se fout de ta destination…

28 septembre 2016, miracle, en procrastinant très activement sur facebook et en checkant les événements à proximité, j’ai trouvé la solution qui va sauver à la fois mes jambes et mon porte monnaie ! Son nom : la bourse au vélo. Le principe : de la solidarité, de l’ingéniosité et pas mal de débrouille ! Tchatcheur tout ça non ? Parfait même pour un Noiseur je dirais!

1 octobre, motivé comme jamais, départ Belleville (mon petit nid douillet), direction Place Ferdinand Brunot, 14è arrondissement. Changement Châtelet, à mesure que je me rapproche, déjà dans le métro, je vois apparaître quelques vieux vélos, semblant dater d’un autre temps, fatigués d’avoir trop vécus, d’avoir trop côtoyé le bitume Parisien ! Sans doute quelques retardataires qui n’ont pas déposé leur vélo ce matin. Je débarque finalement à ladite Bourse et là je comprends : bricoleurs à la recherche d’un défi, étudiants aux bourses vides et aux mollets solides ou tout simplement petit curieux qui passait par là, les consommateurs potentiels sont nombreux et variés. Comme quoi l’atomicité, condition sine qua non à la concurrence pure et parfaite si chère à nos amis néoclassiques pointe le bout de son nez même dans l’ESS ! Du côté vélo, de l’occasion certes, mais des prix cassés et rien qui ne devrait pas marcher après un peu de bricolage ! Je vous entends déjà venir bande de fainéants pas dégourdis : «mais j’sais pas bricoler moi, et en plus j’ai pas d’outils!».

Que nenni jeunes maladroits, un stand bien équipé et rempli de petites mains bien plus débrouillardes que les vôtres n’attend que vous pour prodiguer ses bons conseils et redonner à ces antiquités (oui bon j’exagère peut-être un peu là) une nouvelle jeunesse ! Prenant mon courage à deux mains, je m’élance, j’essaie mon premier bolide qui me semble bien brinquebalant…

Consommateur plutôt néophyte en matière de bicycles mais néanmoins exigeant, je décide de me diriger, pas très serein, vers d’autres trésors! Je m’accroche, et ce n’est pas si difficile que ça : après tout c’est quand même plus marrant que d’acheter un vélo flambant neuf auprès d’un vendeur qui fait la gueule à Décathlon : ici ces chers vélocipèdes ont du caractère et en plus on fait des rencontres bien sympa ! Mais après plusieurs essais guère concluants, ma motivation commence à décliner. Je ne trouve pas mon âme sœur à 2 roues et je me dis qu’après tout, les jambes, ce n’est pas si mal, ça ne rouille pas, et ça ne déraille pas ! C’est donc les mains vides que je repars ! C’est bien bête, me direz vous, d’avoir fait tout ce chemin pour revenir sans rien ! Laissez moi vous détromper une fois de plus, tas de jeunes sots bassement matérialistes ! De cette bourse, je retire un bon moment, ma première expérience de l’ESS à Paris et une expertise fragile naissante en matière de vélos qui permettra à mon œil affûté, je l’espère, de repérer la perle rare à la prochaine bourse !

Un chroniqueur très tchatcheur.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s